Dominique Méda

Dominique Meda.Paris, FRANCE-14/11/13

Dominique Méda

Sociologue, inspectrice générale des affaires sociales

Philosophe et sociologue française. Normalienne, énarque et inspectrice générale des affaires sociales, elle a particulièrement écrit sur le thème du travail et des politiques sociales, des indicateurs de richesse et des femmes.

Depuis 1993, date de son premier ouvrage collectif (Politiques sociales, FNSP/DALLOZ), écrit avec Marie-Thérèse Join-Lambert, Anne Bolot-Gittler, Christine Daniel et Daniel Lenoir, également membres de l’IGAS, Dominique Méda mène une réflexion philosophique et sociologique sur la place du travail dans nos sociétés, les rapports entre économie et politique, les instruments avec lesquels nous mesurons la richesse d’une société, la place des femmes dans l’emploi, le modèle social français.

Ses travaux ont marqué la sociologie du travail en France et en Europe, tout en provoquant de vastes débats publics. Elle a mené de nombreuses recherches sur le rapport au travail et le sens du travail. En 1995, elle écrit Le travail. Une valeur en voie de disparition (Aubier, puis Champs Flammarion) qui suscite de larges réactions. Elle y montre que la valeur travail est devenue très importante. Le travail est le moyen individuel de réalisation de soi et le mode privilégié de création de lien social. Pour Dominique Méda, il faudrait en réduire la place et mieux le partager. Dominique Méda a également travaillé sur les questions d’égalité hommes/femmes au travail. Ses ouvrages récents sont consacrés à la place des femmes dans l’emploi, notamment dans les pays nordiques. Ils constituent un plaidoyer pour un meilleur partage des tâches domestiques et parentales entre les hommes et les femmes et une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale pour les hommes et les femmes, ainsi qu’une amélioration de la place des femmes dans l’emploi.

Plus largement, Dominique Méda interroge les rapports entre économie et politique et les instruments avec lesquels nous mesurons la richesse d’une société. En 1999, elle publie Qu’est-ce que la richesse ? (Aubier puis Champs-Flammarion), dans lequel elle met en évidence les limites du produit intérieur brut comme indicateur de richesse sociale et propose une politique de civilisation appuyée sur une nouvelle conception de la richesse et du progrès, et de nouveaux indicateurs. Dans le prolongement de cette réflexion, elle est l’un des membres fondateurs puis aujourd’hui coprésidente du Forum pour d’autres indicateurs de richesse (FAIR) créé au moment de la mise en place de la Commission Stiglitz-Sen-Fitoussi sur la mesure des performances économiques et du progrès social. Elle effectue des comparaisons européennes en matière de modèle social et met ainsi en perspective le modèle français. Dans Faut-il brûler le modèle social français ? (Seuil, 2006), Dominique Méda et Alain Lefebvre analysent en profondeur les dysfonctionnements du modèle social français et les atouts du modèle nordique.

Depuis, Dominique Méda a entamé une nouvelle réflexion sur le passage d’une économie des quantités à une économie de la qualité. Comment penser une prospérité sans croissance, avec quelles nouvelles définitions et répartition des richesses ? Comment faire de la contrainte écologique une extraordinaire occasion de transformer le système économique et les rapports de travail pour que chacun accède à un travail décent ? Des questions qu’elle traite dans les deux derniers ouvrages collectifs qu’elle a préfacés ou codirigés en 2010 et 2011 : Redéfinir la prospérité (Aube) et Les chemins de la transition (Utopia).

Entre 2008 et 2012, elle a consacré ses recherches au rapport des Européens au travail, à l’évaluation critique du revenu de solidarité active, à la flexicurité et aux réformes intervenues en matière de droit du travail , notamment à la mise en œuvre de la rupture conventionnelle.

En 2010, elle crée le Laboratoire de l’égalité avec Olga Trostiansky, Cécile Daumas, Armelle Carminati, entre autres. Cette association a pour but de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, notamment professionnelle.

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Nom de l'évènement Début
La fin du travail ? 3 January 2006

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